Samedi 14 février 2009
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20:21
Arequipa, ville blanche, ville qui selon les dires est ensoleillée 360 jours sur 365.
Arrivée en début de soirée, je décide de faire un petit tour dans la ville, comme toutes les villes péruviennes, il est facile de s'y repérer grâce à cette fameuse Plaza mayor automatiquement au
centre de la ville.
Je marche au hasard des rues, triste d'avoir laissé Lise de l'autre côté de la frontière, lorsque mes pas croisent ceux d'un jeune homme.
Me voici partie pour une soirée étrangement surréaliste avec Miguel Angel, sorte de payaso triste comme il se définit lui même.
Nous avons chanté Manu Chao, puis des chanson Quechua, le tout en buvant du Pisco avec du jus de mangue.
C'était un peu comme vouloir refaire le monde alors que la fatalité avait déjà parlé.
Puis, je retoune dans ma petite chambre, très moche et très glauque, commen le sont toutes les habitaciones simples des hostal barato.
Le soleil me reveille tôt le lendemain, et je pars découvrir la ville de jour.
Un petit tout au marché, à un mirador quelque peu excentré où je rencontre une classe en sortie que mon statut
de Gringa solitaire surprend, je me retrouve alors à répondre à mille questions très variées ;)
Alumnas y profe
(Il fait beau, la vie est belle :), le Mitsi s'élève imposant et majestueux devant moi.
De plus, Arequipa se prépare, le 15 aôut la ville est en fête.)
La fin de l'après-midi est marquée par un petit tout dans Arequipa avec Felipe, rencontré quelques heures avant. Nous arpentons la ville de long en large, admirons les églises et finissons par
manger du pan con origano et boire des cervezas pendant qu'il me raconte son rêve européen.
Fuente, plaza mayor, catedral en trasfundo
Par M-arion
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Mercredi 24 septembre 2008
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16:32
[Il était temps d'y revenir, de reprendre le fil de l'histoire, le cour du voyage...]
Au retour des Yungas, dernière journée à La Paz,il faut se despedir de Antonio et de son resto végétarien, d'Ariel qui nous a si gentillement hebergées, de notre ambulante vendeuse de frites, faire
une lessive, manger une glace..
Mais surtout, surtout, c'est ici que je quitte Lise, elle continue en Bolivie et je repars pour le Pérou.
Émouvante Despedida, à vingt trois heures, sur un trottoir, Lise me laisse pour la route un rouleau de PQ, une boite de thon, deux bananes..
La nuit est courte, et à l'aube, dans le froid de La Paz, je m'engouffre dans un taxi direction la estación del Cementerio pour monter dans un colectivo, jusqu'au poste frontière de Desaguadero,
encore fermé mais déjà rempli.
Le Mitsi,volcan de 6000m
Tamponnage de passeport,décalage de montre et me revoilà au Pérou, un bus d'abord jusqu'à Puno, puis un autre jusque Arequipa, longue journée,comatage intensif, et rencontres de voyage.
A la tombée de la nuit, j'arrive enfin à Arequipa. Seule, je suis seule.
bordel marionesque
Par M-arion
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Jeudi 18 septembre 2008
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20:11
Il pleut sur La Paz, il neige sur l'Alto, quelle meilleure opportunité pour prendre le large et partir voir un peu de verdure, se reposer
et décompresser le temps de quelques jours ?
El Alto bajo nieve
Nous quittons La Paz sous un temps de chien, pour arriver quatre heures plus tard dans une atmosphère tout autre. Chaleur, humidité... Les yungas, c'est aussi la province des black boliviens,
descendants des esclaves qui ont été amenés là, à l'époque de la colonisation espagnole lorsque l'esclavage des indiens a été interdit par le roi grâce à ce cher
BLC.
Première étape de ces quelques jours dans les Yungas, Karanavi, village sensé être super joli...plutôt glauque à mon avis.
Une unique rue, tout fermé pour cause de reférendum, un bar-karaoké vide, avec des tableaux de femmes à poil, et Lise qui emmerde le patron pour faire du karaoké, seule.
Le lendemain matin, on trace notre route pour Coroico, car Karanavi ne nous emballe vraiment pas !
Coroico, joli pueblo touristique, en plein milieu de la verdure.
Nous y avons passé deux jours, quelques peu épiques !
Une première journée toute agréable, à glandouiller au soleil, pieds nus dans l'herbe, près de la chapelle du Calvaire.
chapelle du calvaire
Une nuit agité dans un hôtel sans eau, avec uen bouteille de rhum trop bajato et gerbant !
Puis une rando de quelques heures dans une putain de vegétation, des cascades, du soleil, des couleurs, des rencontres, de l'avocat au thon pour ne pas changer !
flores..
Par M-arion
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Lundi 15 septembre 2008
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21:31
Amor de Dios, Escalade, Lise et Ariel
Une expérience de Couch Surfing en Bolivie, et pas n'importe quelle expérience !
Toute la periode passée à La Paz, nous avons logé dans l'étrange maison du non moins étrange Ariel.
Pour commencer, nous retrouvons Ariel plaza Murillo en fin d'aprem pour qu'il nous donne les cléfs de chez lui, car il ne rentre que plus tard.
Après qulques minutes de taxi, nous arrivons devant une grille fermée par un cadenas de vélo, nous suivons les indications que nous a donné Ariel pour pénétrer dans sa demeure.
Là, l'incomprhension totale, la maison est étrange, étrange, un peu plus et nous la croyions hantée.
Des tableaux partout, des meubles "XVIIIème", plein de pièces, un atelier de peinture, une table de ping-pong HS, des légos ammoncelés,des escaliers qui craquent, des interupteurs
introuvables...
Alors, on fouine, on fouille, on observe en cherchant à comprendre, plus tard, nous saurons : Une maison héritage de sa grand-mère, Yolanda Bedregal, grand poète bolivien, un papa peintre de
l'vant-garde bolivienne, Ariel fan de légo et de cyclisme. Tout s'explique !
C'est donc chez ce gentil trentenaire que nous avons campé dans sur un matelas plein de poussière !
Cela dit en passant, hormis sa blase attitude chronique et son menfoutisme omniprésent, Ariel est un type adorable !
Si nous l'avons pris pour un allumé de première, je crois bien que c'était réciproque !
Camping time
Par M-arion
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Samedi 13 septembre 2008
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12:40
vicuña
Comme l'envie d'aller décompresser dans une réserve naturelle à quelques heures de La Paz, au pied d'un volcan de 6000 mètres.
Nous sommes parties, avec dans nos baluchons, anoraks, gants, bonnets...lorsque en chemin nous décidons de changer de programme !
esperando un camion
Tambo Quemado, le poste frontière chilien n'est pas plus loin, c'est parti pour le Chili !
Une idée folle, bien entendu, car du chili nous n'avons rien vu sinon, les routes by night !
Tout commence par une heure à attendre dans un non lieu (sortie de bolivie effectuée, mais pas encore l'entrée au Chili) en essayant de choper un camion.
Juan Carlos nous propose de monter avec lui, C'est parti les amis!
Six heures de route à faire la discussion avec ce gentil camionneur, en luttant contre le sommeil. Voyager en camion est assez agréable, à ce propos.
Après quelques petites péripeties en entrant au chili à cause d'une pastèque, de deux mandarines et d'une peau d'avocat, nous arrivons sur le coup de minuit à Arica, ville balnéaire chilienne.
Le chili du camion
Ahora, que hacer?
Coup de chance, coup du destin, Juan Carlos nous pose dans le combi des travailleurs du puerto de camiones, combi dans lequel nous faisons la connaissance de Sebastián, jeune chilien, quis nous
propose de venir chez lui, opportunistes comme nous sommes, nous n'avons pas hesité et avons passé la fin de soirée et une courte nuit (totalement maureadas à cause de la perte d'altitude..) chez
lui, à camper sur un canapé.
Il est 7h,vite un taxi, un sandwich de palta en bombe au terminal de bus et puis retour à la maison !
huit heures de bus à comater, un repassage de frontière sous le regard interloqué des douaniers avant de retrouver notre La Paz adorée et la maison d'Ariel.
A part ça, le chili est sans doute un très beau pays, il faudra essayer d'y passer plus d'une nuit la prochaine fois pour pouvoir juger !
comment tuer l'ennui ?
pastèque cholita et Lise
Par M-arion
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